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La notion de racine est extrêmement importante dans la langue arabe.
Le vocabulaire Arabe est le plus souvent dérivé depuis des racines formées par des consonnes. Ces racines , ou combinaisons de lettres, sont pour la plupart trilitères, c'est à dire qu'elles sont composées de trois lettres. Il existe aussi des racines quadriliteres, ainsi que des racines bilitaires (nous les verrons au cours des leçons)
quelques exemples de racines :
| Se rapporte à l'apprentissage |
DRS |
Se rapporte au savoir
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'ALM |
Se rapporte à ce qui se boit
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CH R B
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Une racine renvoit à une notion !
Vous vous apercevrez au fil de votre apprentissage que le coeur de la langue arabe réside dans cette notion de racine. Votre travail, en clair, consistera à vous souvenir que telles ou telles consonnes (et semi voyelles), assemblées dans tel ordre, renvoient à telle notion. Ne vous inquiétez pas si vous ne saisissez pas encore la chose, tout deviendra plus clair avec la pratique. Très souvent, vous verrez, les modifications de sens ou de grammaire sur un mot consisteront à partir d'une racine, et d'y appliquer un "schème" particulier
La combinaison racines + schèmes
Les schèmes sont des modèles (de différentes structures) que l'on applique aux racines.
Voilà un concept qui ravira ceux qui commencent à apprendre l'arabe : En connaissant le sens d'une racine, on peut apprendre et reconnaître facilement des mots du même champ sémantique en appliquant des modèles précis sur cette racine. En appliquant un modèle précis sur la racine (ajout de voyelle brève, ajout d'un alif, etc.), on lui donne un sens particulier, et l'on crée un mot.
Vous ne comprenez pas ?
Formulons autrement : En « habillant » une racines de différentes lettres ou de voyelles, on peut former des mots.
Prenons deux exemples : la racine KTB et la racine AKL
Combinaisons de schèmes sur la racine KTB (qui ramène à la notion d'écriture) : nous allons appliquer à cette racine différentes structures de schèmes, ce qui aura pour effet d'en modifier le sens.
Nom du shème
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Structure |
Mot (racine KTB)
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فاعِل
( fAA 'il )
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ـ ا ـِ ـ
Chaque ـ correspond à une lettre
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كاتِب
( kAAtib = écrivain )
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فَعَلَ
( fa'ala )
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ـَ ـَ ـَ
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كَتَبَ
( kataba = écrire / Il a écrit)
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مُفاعَلة
(mufAA'lat )
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مُ ـ ا ـَ ـ ة
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مُكاتَبة
(mukAAtabat = correspondance, lettre)
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اِفتِعال
( Ifti'AAl)
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اِ ـْ تِ ـ ا ـ
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اِكْتِتاب
(IktitAAb = inscription, engagement)
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Vous avez constaté que l'on a agrémenté les trois lettres de départ, le K, le Ta et le Ba, de combinaisons et de voyelles. Et vous avez sûrement observé, parce que vous êtes à ce stade extrêmement concentré, que le champ sémantique reste le même. On reste dans le domaine de l'écriture.
Hé bien accrochez vous bien, il existe aussi des règles de sens autour des schèmes !! Donnons un exemple pour être plus précit : Le schème fAA'il (qui, appliqué à la racine KTB donne écrivain) se rapporte à "celui qui fait". De même, le schème mufAA'ila (qui appliqué à la racine KTB donne correspondance) se rapporte à "la chose créée par l'action de la racine"
Bon...est ce que la lecture de ce tableau et ces explications vous auront permis de voir les choses plus clairement? Je l'espère...parce qu'il est absolument indispensable que vous ayez bien compris cette règle fondamentale de la langue arabe avant d'aller plus loin dans le cours. En effet, si vous ne comprenez pas ce principe de combinaisons autour des racines, alors la langue vous paraîtra totalement hermétique, et vous vous forcerez à apprendre les choses par coeur, jusqu'à ce que, lassé, vous abandonniez, comme des milliers d'autres avant vous...:-)
Le schème peut donc être associé à une formule mathématique que l'on appliquerait à la racine. On ajoute une chedda, une soukoun, un alif, un « ou », un a ou un i , en suivant une structure bien précise, et le mot est transformé !
En clair, lorsque vous connaissez le sens d'une racine, hé bien, par la maîtrise des schèmes, vous connaissez plusieurs mots :-)
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